Bonjour les gens,

Comme promis, avant de passer aux choses sérieuses, aujourd’hui je t’explique (oui je préfère te tutoyer tout de suite cher lecteur pour qu’il n’y ait pas de gêne entre nous) ce qu’est la cosmétique ou dermo-cosmétique naturelle*.

Pour éviter les répétitions, parce que ces termes risquent revenir un nombre incalculable de fois dans les articles, j’utiliserai de temps à autre l’abréviation DCN (dermo-cosmétique naturelle). Ca y est, sans t’en rendre tu viens de mettre un pied dans le monde captivant des « révolutionnaires cosmétiques » et son jargon !!

La cosmétique naturelle consiste tout simplement en l’utilisation d’ingrédients naturels pour les soins de la peau : huiles végétales, huiles essentielles, hydrolats, argiles et aloe vera, pour les plus importants.

Ouais 100% naturels je te dis !

Et pourquoi ces ingrédients sont super efficaces ? Parce qu’ils font partie de la nature, comme nous les humains, et qu’ils contiennent des molécules identiques à celles de notre organisme qu’il peut ainsi absorber facilement.

Tout le contraire des silicones et de la paraffine que tu retrouves dans les cosmétiques conventionnels : vas-y tartine-toi allégrement de joint de douche et de pétrole… Je sais, cela n’est pas très glam, mais bien que je m’égare, c’est exactement ça. Du sable et du pétrole sur ton visage… sans vouloir t’offenser, cher lecteur, il faut bien que je te le dise tout net : les huiles minérales ne servent absolument à rien pour ton corps ou ta peau.

 

La nature, une certaine perfection

L’air de rien, les plantes, elles, sont méga-super-intelligentes : elles doivent combattre le froid, la sécheresse, le vent, le soleil, la pluie, les microbes, la pollution pour pousser coûte que coûte. Ainsi, en fonction de l’environnement où elles se trouvent, elles créent des molécules pour protéger la graine qui leur permettra de se reproduire :

  • anti-inflammatoires (soleil, froid)
  • antioxydantes (soleil, pollution)
  • protectrices contre la déshydratation (sécheresse)
  • antibactériennes (environnement avec beaucoup de bactéries)

Plus une plante se débrouille de pousser seule, plus ses petits bras musclés la rendront forte et pleine de molécules XXL. D’où l’intérêt des cultures raisonnées plutôt que celles bourrées de pesticides, ou encore mieux la cueillette à l’état sauvage où la plante n’est pas du tout aidée par l’homme (loin de Fukushima si possible toutefois).

 

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Ces molécules sont les mêmes que celles que l’on ingère dans le cadre d’une alimentation équilibrée : des acides gras*, des phytostérols*, des polyphénols*, des vitamines, des acides aminés, des oligoéléments. Ou plutôt que l’on devrait ingérer, puisque malheureusement, à l’ère du tout industriel, de l’huile de palme à outrance et de la fin de la diversité biologique, notre alimentation s’appauvrit.

A vrai dire, dans un monde idéal, la peau n’aurait besoin de rien, elle fonctionnerait comme nos autres organes grâce à ce que nous mangeons. Elle serait comme la petite plante, inébranlable en somme.

Mais nous lui faisons subir mille misères et surtout nous ne lui donnons pas forcément ce dont elle a besoin par le biais de notre alimentation. L’utilisation des produits naturels sur notre peau pour la nourrir directement lui permet de fonctionner et de jouer ses rôles correctement. En cela, les huiles végétales sont une bénédiction pour notre peau. Alléluia !!!

 

Le monde des huiles végétales

Oui, tu as bien lu : des huiles sur la peau !!!! Rassure-toi, cela ne te transformera pas en aubergine à la grecque… Au contraire, en choisissant et mélangeant les huiles en fonction de leurs propriétés, il est facile de créer un soin véritablement adapté à sa peau et qui pourra même résoudre ou fortement diminuer les problèmes de peau (acné, eczéma, pores dilatés, couperose, …). Et la bonne nouvelle : tu peux même appliquer des huiles végétales sur une peau grasse pour l’aider à se rééquilibrer… mais ça j’y reviendrai un autre jour.

On l’a vu plus haut : la graine, le pépin ou le noyau pour la plante, c’est la survie de l’espèce. Ils sont un concentré de molécules vitales que l’on récupère en les pressant : on obtient les huiles végétales (HV).

 

Le bienfait des huiles essentielles et la douceur des hydrolats

En plus des huiles végétales, on peut utiliser, sauf pour les personnes allergiques et toujours avec précaution, des huiles essentielles (HE). Elles amènent une action complémentaire. Leur seul défaut : être parfois allergènes.

On aura recours aussi aux hydrolats (HA), principalement pour remplacer le tonique facial. Mais tu verras que les hydrolats ont de multiples usages, qui vont bien au-delà de la cosmétique.

 

Mini-cours « magistral sur la distillation des plantes : d’où viennent les HE et HA ?

rose-2Lors du processus de distillation des plantes dans un alambic, les composés aromatiques des matières premières distillées (fleurs, feuilles, écorces, aiguilles) sont entraînés avec la vapeur d’eau, condensés et récupérés dans un décanteur. Le distillat obtenu est composé d’huile essentielle surnageant et d’eau de distillation, dans laquelle s’est solubilisée une infime partie de l’huile essentielle. On obtient un sous-produit de l’huile essentielle, l’hydrolat.

Pour résumer, en distillant des roses ou des fleurs d’oranger, on obtiendra donc à la fois de l’huile essentielle de rose et de l’eau de rose, ou de l’huile essentielle de néroli et de l’eau de fleur d’oranger.

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Et les minéraux dans tout ça ?

Les argiles, utilisées en masque pour le visage, dans des savons, en cataplasme ont des propriétés détoxifiantes, cicatrisantes, reminéralisantes, antalgiques.

 

Cosmétique naturelle versus cosmétique bio

Tu te dis sans doute que la DCN et la cosmétique bio c’est kif-kif bourricot comme disait ma grand-mère. Oui et non. On est très proche au niveau des composants de base, sauf que la cosmétique bio, quel que soit le label bio de référence, autorise certains produits non bio ou synthétiques. En cosmétique naturelle, on se contente d’utiliser ce que nous apporte la nature, et on reste toujours à 100% de provenance naturelle, même si certains conservateurs pour les rares produits aqueux (gel d’aloe vera par exemple) sont transformés chimiquement.

 

Petit schéma pour comprendre et situer la DCN par rapport à la cosmétique bio et conventionnelle :

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edit du 10.10.2016 : sorry, sorry… hier dans la précipitation, je n’avais pas inséré la bonne version du petit schéma. On ne pouvait quand même pas mélanger la cosmétique bio et conventionnelle 🙂

 

Voilà tout simplement pourquoi je « surkiffe » carrément les sérums huileux et les mélanges d’huiles pour le corps !

Allez, je ne t’embête pas plus longtemps pour aujourd’hui, sinon tu ne voudras plus jamais revenir lire les articles que je te prépare pourtant avec amour.

Cher lecteur, n’hésite pas à poser des questions au bas de cet article s’il te semble que je cause chinois et que tu n’as compris. Ou alors s’il faut que j’approfondisse. Je n’ai jamais été pédagogue, je fais mon apprentissage, sois indulgent stp :).

Bonne semaine à tous et stay tuned !

 

PS : En complément, si et seulement si tu es motivé, voici quelques définitions qui complètent ce qui a été évoqué plus haut dans cet article…

 

A) Quelle est la différence entre cosmétique ou dermo-cosmétique ?

Certains laboratoires cosmétiques ont recours à la formulation de « dermo-cosmétique » pour tromper le consommateur faire ressortir le côté soin dermatologique d’un cosmétique.

L’Oréal, par exemple, publie cette définition sur son site :

« La dermocosmétique représente les produits qui répondent à des attentes spécifiques des peaux en alliant sécurité et efficacité et faisant l’objet d’une recommandation de la part des professionnels de la santé (médecins dermatologues, pédiatres, médecins esthétiques et pharmaciens). Traditionnellement, la distribution de ces produits se fait dans les circuits de distribution de la santé c’est-à-dire les pharmacies, les para-pharmacies, les drugstores, les cabinets médicaux ou les médispas. »

En réalité, il n’y a absolument aucune différence entre cosmétique et dermo-cosmétique. Une fois encore, cela n’est qu’une question marketing. Le terme dermo-cosmétique n’existe d’ailleurs pas au sens de la réglementation en vigueur.

 Le règlement européen 1223/2009, du 30 novembre 2009, relatif aux produits cosmétiques, donne à son chapitre 1, article 1 la définition suivante :

Produit cosmétique : toute substance ou tout mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles.

Selon la définition légale, les cosmétiques sont donc à distinguer clairement des médicaments ! Avec l’utilisation des huiles essentielles ou des hydrolats, nous pouvons parfois nous trouver à la limite…

Bref, je parlerai toujours indifféremment de cosmétique ou dermo-cosmétique naturelle…

 

B) Acides gras : les acides gras sont les principales molécules constituant les corps gras ou lipides. Il existe une quarantaine d’acides gras différents parmi lesquels on distingue en particulier les acides gras essentiels, insaturés et saturés. Les acides gras essentiels, ne peuvent être synthétisés par notre corps et doivent donc être absorbés par notre alimentation. Il s’agit des oméga-3 et oméga-6.

Ce sont les lipides nécessaires à la peau pour lui permettre de jouer son rôle de barrière (protéger le corps de la déshydratation, des bactéries et en réguler la température) et se régénérer.

 

C) Phytostérols : les stérols végétaux encore appelés phytostérols, se trouvent à l’état naturel, dans de nombreux végétaux, et plus particulièrement dans des céréales, les fruits et les légumes. Présents en petite quantité dans la partie lipidique des plantes, les stérols ne peuvent pas être fabriqués par l’organisme humain. Ainsi, ils ne peuvent être apportés à l’organisme que par l’alimentation. Les stérols possèdent une structure chimique proche de celle du cholestérol.

Ils ont une action anti-inflammatoire pour réparer la peau abîmée.

 

D) Polyphénols : les polyphénols constituent une famille de molécules organiques hydrosolubles largement présente dans le règne végétal. Ils sont caractérisés par la présence de plusieurs groupements phénoliques associés en structures plus ou moins complexes généralement de haut poids moléculaire.

Ce sont des antioxydants naturels très puissants qui protègent la peau des radicaux libres (permettent d’éviter l’oxydation des cellules et luttent ainsi contre le vieillissement cellulaire). Ils sont en outre astringents (aident à resserrer les pores de la peau).